Accueil / Guides VTC / Devenir chauffeur VTC

GUIDE Mis à jour le 26 août 2026

Devenir chauffeur VTC :
les étapes réelles

Carte professionnelle, examen, registre des exploitants, véhicule : ce qu'il faut obtenir, dans quel ordre, et ce que ça implique.

Les deux autorisations à ne pas confondre

C'est la confusion la plus fréquente, et elle coûte du temps à ceux qui la font.

La carte professionnelle VTC concerne la personne. Elle atteste que vous êtes habilité à conduire un véhicule de transport avec chauffeur. Elle est délivrée par la préfecture après réussite à l'examen.

L'inscription au registre des exploitants VTC concerne l'entreprise. Elle atteste que la structure qui exploite l'activité est en règle.

Si vous vous lancez seul à votre compte, il vous faut les deux. Si vous êtes recruté comme salarié par une entreprise déjà inscrite au registre, la carte professionnelle suffit — c'est le cas d'un chauffeur qui rejoint une flotte ou une coopérative.

Beaucoup de candidats découvrent l'existence du registre des exploitants après avoir obtenu leur carte, et perdent plusieurs semaines. Si votre projet est de rejoindre une structure existante, la question ne se pose pas.

Les conditions d'accès

Avant même l'examen, il faut réunir cinq conditions.

  • Permis B depuis au moins trois ans — deux ans si vous avez suivi la conduite accompagnée — et sans période probatoire en cours.
  • Casier judiciaire compatible avec l'activité : certaines condamnations ferment définitivement l'accès à la profession.
  • Aptitude médicale constatée par un médecin agréé par la préfecture.
  • Attestation de premiers secours (PSC1) en cours de validité.
  • Réussite à l'examen VTC.

L'examen

L'examen est organisé sous l'égide des chambres de métiers et de l'artisanat, avec inscription en ligne sur la plateforme dédiée. Le coût d'inscription est de l'ordre de 241 €.

Il comporte deux volets :

  • L'admissibilité — épreuves écrites portant sur la réglementation du transport, la gestion, la sécurité routière, le français et l'anglais, et la réglementation propre aux VTC.
  • L'admission — épreuve pratique de conduite et de relation client.

La formation préalable n'est pas obligatoire : rien n'interdit de se présenter en candidat libre. Elle est en revanche fréquemment choisie, notamment pour l'épreuve pratique.

Après l'examen

La carte professionnelle est demandée en préfecture avec le justificatif de réussite. Elle est valable cinq ans et son renouvellement suppose une formation continue de quatorze heures dans un centre agréé, à effectuer avant l'échéance.

Vient ensuite la question du statut, qui détermine tout le reste : cotisations, protection sociale, comptabilité. Le comparatif des trois statuts détaille les options.

Puis celle du véhicule, qui doit respecter les caractéristiques réglementaires du transport avec chauffeur et être couvert par une assurance professionnelle adaptée. Les formules de véhicule et leur coût réel.

Le budget de départ

Les postes à prévoir, du plus modeste au plus lourd :

  • Inscription à l'examen — de l'ordre de 241 €.
  • Visite médicale auprès d'un médecin agréé.
  • Formation aux premiers secours, si vous ne l'avez pas déjà.
  • Formation VTC, facultative, dont le prix varie fortement d'un centre à l'autre.
  • Inscription au registre des exploitants, si vous exercez à votre compte.
  • Assurance professionnelle — sensiblement plus chère qu'une assurance particulier.
  • Le véhicule — de loin le premier poste, qu'il soit acheté, financé ou loué.

Nous n'affichons pas de total : les écarts entre départements, centres de formation et formules de véhicule sont trop importants pour qu'une somme unique ait un sens.

Questions fréquentes

Quelles conditions pour passer la carte VTC ?

Il faut être titulaire du permis B depuis au moins trois ans (deux ans en cas de conduite accompagnée), présenter un extrait de casier judiciaire compatible avec l'activité, fournir une attestation d'aptitude médicale délivrée par un médecin agréé, disposer d'une attestation de premiers secours en cours de validité, et réussir l'examen VTC.

Combien de temps est valable la carte professionnelle VTC ?

Cinq ans. Son renouvellement est conditionné au suivi d'une formation continue de quatorze heures dans un centre agréé, à effectuer avant l'échéance.

Faut-il une carte VTC et une inscription au registre ?

Ce sont deux choses distinctes et les deux sont nécessaires pour exercer légalement à son compte. La carte professionnelle concerne la personne qui conduit ; l'inscription au registre des exploitants VTC concerne l'entreprise qui exploite l'activité. Un chauffeur salarié d'une entreprise déjà inscrite n'a besoin que de la carte.

Combien coûte le lancement d'une activité VTC ?

Les postes à prévoir : les frais d'inscription à l'examen, la formation si vous en suivez une, la visite médicale, la formation aux premiers secours, l'inscription au registre des exploitants, l'assurance professionnelle et le véhicule. Le véhicule représente à lui seul l'essentiel du budget de départ.

À lire ensuite

Vous avez déjà votre carte VTC ?

Chez Kovy, vous n'avez pas besoin de créer d'entreprise ni de vous inscrire au registre : vous êtes salarié.

Sources

Chiffres vérifiés le 26 août 2026. Les montants et taux évoluent : vérifiez à la source avant toute décision.